Elan Béarnais. Bastien Pinault veut montrer à Nanterre qu'il a évolué : « Comme quand tu recroises ton ex » |
25/09/2026 20:10 - Le capitaine palois a passé trois saisons (2021-2024) chez son futur adversaire. Ces retrouvailles, ce samedi 26 septembre (20 h 30), colorent un peu celles de son club formateur avec la Betclic Élite Vous y êtes, vous devez avoir hâte de vous confronter à la réalité de la Betclic Élite ?En soi, cela a commencé depuis lundi, on sent déjà que l’atmosphère est différente. On commence par un gros test. Nous n’avons entre guillemets rien à perdre : le promu affronte le deuxième ou troisième de l’année dernière. C’est un match piège pour eux, tandis que nous avons tout à gagner. On aborde la rencontre dans cet état d’esprit, avec la volonté d’être conquérants et d’essayer d’implanter notre basket sur ce début de championnat.C’est plus favorable de commencer à l’extérieur ?Franchement, c’est mieux. L’année dernière, on recevait Chalon qui montait de N1, on avait ressenti de la pression. Le match était un peu particulier, on n’était pas totalement prêts. Bon, là Nanterre a conservé 70 % de leur effectif. Je pense qu’ils sont plus prêts que nous. Il va falloir y aller avec de l’envie et du caractère pour voir ce que nous avons dans le ventre. La deuxième mi-temps à Limoges était intéressante pour clôturer la préparation, c’est à nous d’assurer cette continuité.Vous êtes moins prêts qu’eux, comment se sent votre groupe justement ?Bien, franchement le groupe vit vraiment pas mal. On sent que l’on n’a pas encore les automatismes que l’on voudrait mais il y a du mieux tous les jours, même les états de forme sont bons. Donc déjà tu proposes un meilleur basket. On est à 100 %, il n’y a pas de blessé, on s’est bien entraîné cette semaine. Les voyants sont au vert, ça va être un match de basket compliqué pour commencer mais, sans pression.Quelle sera l’identité de l’équipe ?Défensive, et surtout avec la volonté de ne jamais rien lâcher. Il y aura des matchs, face à meilleur que nous, où nous serons menés de 20 points à la mi-temps, comme ce fut le cas à Limoges (NDLR : défaite 95-90 en amical le 19 septembre). L’essentiel sera d’avoir la capacité de réagir, de rester solidaires et d’assumer cette identité de pitbull, de « poil à gratter ». Si on parvient à tenir ce rôle, il y a moyen que le Palais apprécie et que l’on gagne quelques matchs. Le championnat est très relevé mais homogène avec les grands qui jouent beaucoup la Coupe d’Europe et les petits à peu près tous du même niveau. Plein de matchs se joueront sur l’intensité.Plusieurs joueurs vont découvrir la Betclic Élite. La rencontre amicale contre Limoges était nécessaire pour leur faire prendre conscience du niveau d’intensité à venir ?Oui, on a eu deux matchs à peu près dans la prépa, contre Roanne et Limoges, qui ont reflété le vrai niveau d’intensité de la Betclic. Saragosse c’était une équipe de première division, mais le basket espagnol n’est pas le même que le nôtre, qui est beaucoup plus physique. Je pense qu’ils ont quand même pris la mesure. L’intensité de l’entraînement est bien montée cette semaine. Après, s’ils ne s’en sont pas rendu compte, ça peut vite être le cas à Nanterre parce que c’est quand même un gros cadre du championnat. Sur le même sujet Betclic Élite. L’Elan Béarnais avance à pas feutrés Les Palois retrouvent l’élite, après trois saisons dans son antichambre, samedi 26 septembre à Nanterre (20 h 30). Un retour en grâce construit patiemment, loin d’être une fin en soi Sur le même sujet Betclic Élite. En coulisses, l’Elan Béarnais se structure : « On a bricolé jusque-là » Recherche de revenus privés, affirmation de l’identité… Le promu palois œuvre en interne pour se pérenniser dans l’élite. À l’image de la bonne campagne d’abonnements estivale, certains signaux sont encourageants « Je pense que je suis un meilleur joueur que quand j’étais là-bas, je vais y aller pour le prouver »Que vous connaissez bien. C’est un petit clin d’œil de l’histoire ?Petit clin d’œil oui. J’y ai joué mon dernier match de Pro A, contre Bourg-en-Bresse en playoffs je crois, et je vais y jouer mon premier rematch. L’histoire est rigolote, je suis content d’y retourner, c’est un club que j’ai apprécié. Mais c’est toujours un peu comme recroiser ton ex, avec ta nouvelle copine. Tu as envie de lui montrer que tu as évolué dans la vie, que tu es là, un peu revanchard. J’espère personnellement faire un bon match et puis, si on peut s’imposer là-bas c’est cool.Comment avez-vous « évolué dans la vie » alors ?Dans la gestion des émotions déjà, on est sur du mieux. J’ai enfin mûri un petit peu de ce côté-là. Après, je pense être plus complet qu’à l’époque. Mais si j’ai perdu un peu de rapidité physique, avec l’âge, je pense que je suis un meilleur joueur que quand j’étais là-bas, donc je vais y aller pour le prouver. Ses années nanterriennes Bastien Pinault a rejoint Nanterre à l’été 2021, à l’âge de 27 ans, en provenance des Mets. Sous les ordres de Pascal Donnadieu, le shooteur tarbais a connu trois exercices à 8,1 pts de moyenne par match, dont 40,6 % à 3 pts. Son temps de jeu là-bas légèrement baissé au fil des saisons mais n’est jamais passé sous la barre des quinze minutes de jeu : 18,44 lors de sa première saison, 16,12 avant son départ à Pau, motivé par son désir d’avoir plus de responsabilités

